Marie, élève-avocate rêveuse

Parce que j'en rêve encore, et que j'y suis presque…

Un peu d’histoire…

Un peu d’histoire ne peut pas nous faire de mal…

Sache, jeune Padawan, que la notion d’avocat a été utilisée pour la première fois publiquement par Charlemagne en l’an 802.

En 1270, les premières règles déontologiques applicables aux avocats sont édictées par les établissements de Saint Louis.

La prestation de serment est quant à elle rendue obligatoire (conférant à l’avocat le titre de « Maître ») en 1274, par une ordonnance de Philippe III le Hardi.

La réglementation de la profession se poursuit par la création du Tableau en 1291.

La barre derrière laquelle se tiennent les avocats lorsqu’ils plaident donnera rapidement son nom à l’organisation de la collectivité professionnelle, conservé jusqu’à ce jour : le barreau (cette notion succède à celle de « Ordo »).

Notons ici que l’influence de l’Eglise catholique sur la profession d’avocat a longtemps été très forte. La robe actuelle de l’avocat a une origine religieuse incontestable (pour exemple, les 32 boutons correspondant à l’âge du Christ lors de sa mort).

Le terme de « Bâtonnier », désignant l’avocat placé à la tête du barreau, provient de sa mission de porteur du « bâton » à l’effigie de Saint-Nicolas. Au XIV°siècle, le patronage de Saint-Nicolas laisse la place à celui de Saint Yves (Yves Helory, canonisé en 1330).

La Révolution française supprime, en même temps que toutes les corporations, l’Ordre des avocats (Lois des 16 août et 2 septembre 1790).

Celui-ci ne sera rétabli qu’en 1810 par Napoléon (le Tableau ayant été rétabli en 1804). L’empereur conservera tout de même un contrôle important sur les avocats dans la mesure où, sous l’Empire, les membres du Conseil de l’Ordre et le Bâtonnier seront notamment désignés par le Procureur Général. Ce mode de désignation sera abandonné et les avocats obtiendront le droit de désigner eux-mêmes leurs représentants en 1830, sous le règne de Louis-Philippe.

Quelques dates à retenir :

22 janvier 1851 : Le législateur français rend obligatoire la défense par l’avocat, à titre gratuit, des citoyens les plus démunis.

1er décembre 1900 : Le législateur français ouvre alors la profession d’avocat aux femmes.

Sonia Olga Balachowski-Petit est la première femme à prêter serment, dès le 6 décembre 1900.

Jeanne Chauvin est quant à elle la première femme à plaider, en 1907 (ayant prêté serment le 7 décembre 1900), après une longue lutte (aux côtés de son frère Emile Chauvin) pour l’ouverture de la profession aux femmes. Les juristes parisiens auront certainement noté que la bibliothèque de l’Ordre des avocats de Paris porte son nom.

1941 : Création du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (mon nouveau cauchemar). Notons qu’avant cela une licence en droit était suffisante.

A ne pas manquer, pour les juristes parisiens : le Musée du Barreau de Paris, 25 rue du Jour (75001 Paris).

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Cette entrée a été publiée le décembre 31, 2014 par dans Déontologie, Rêveries....

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